Libre Comercio





L’exposition « Libre Comercio » fait partie d’une vaste recherche photographique sur les structures hétéroclites des kiosques de vendeurs itinérants et des « tianguis[1] » qui composent le paysage urbain dans différents quartiers de la ville de Mexico.


L’exposition est composée de photographies et de projections d’animations créées par des prises de vue séquentielles réalisée lors de longues périodes d’observation dans différents lieux du marché appelé « Tianguis de Las Tores de Vicente Guerrero » à Mexico. Les images nous présentent l’univers chaotique mais organisé de ce marché informel  ainsi que l’ingéniosité des gens dans la construction des structures qui servent à la présentation de leur marchandise. Comme des voyeurs, nous avons observé, analysé et photographié la vie animée du tianguis. Certaines images ont été manipulées pour créer une allégorie présentant notre vision de ce phénomène autant d’un point de vue social que esthétique.

Le Tianguis de las tores a lieu le jeudi et le samedi de chaque semaine, il est un des plus grand marché de la ville et est situé sous les tours qui apportent l’électricité à la ville de Mexico.

L’investigation a été amorcée à l’été 2011 dans le cadre d’une résidence, échange culturel entre le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et le Fond national pour la culture et les arts (FONCA) de Mexico.






[1] Les tianguis sont des marchés (mercados) traditionels qui font parties de la culture Mexicaine depuis la période préhispanique, le mot tianguis vient du mot « tianquiztli » en langue Náhuatl qui signifie marché.













Pour réaliser les animations, nous avons posé la caméra sur un trépied et ajusté l’appareil en laissant l’auto focus. Durant toute la journée, nous avons répété machinalement le geste de presser sur le déclencheur à un rythme non synchronisé. Nous avons dû quelque fois déplacer la caméra et utiliser les fonctions de rapprochement ou laissé la caméra s’ajuster d’elle même.

Ensuite nous avons mis toutes les images dans un programme automatisé pour créer une animation. On a laissé passer les images successivement, sous forme de diaporama sans y apporter aucune modification. C’est en visionnant ces images séquentielles que nous avons observé les prises de décision aléatoire, voire intuitive du mécanisme automatisé de l’appareil. L’auto focus a créé un mouvement sur l’image comme la respiration humaine, on n’avait pas pris en considération que la caméra fixe tiendrait compte de tous les mouvements qui se passaient devant elle.






Vidéos en basse résolution (SD)











Vidéos en basse résolution (SD)
Vue de l'exposition Maison de la culture Frontenac, 2014


Vue de l'exposition Maison de la culture Frontenac, 2014

Vue de l'exposition Maison de la culture Frontenac, 2014